Temps Morts 1 (2002) / Temps Morts 2 (2004)

Installation pour deux écrans

Temps Morts 1, film couleur silencieux, 2’30, 2002
Temps Morts 2, film couleur silencieux, 4’00, 2004

Temps Morts commence avec une équipe de balayeurs, isolés dans un espace jaune mouvant, poussant du balais une nappe de rouge vif. L’articulation du rythme et de la couleur constitue ainsi la dynamique constante des ce travail. Composés essentiellement de très brèves séquences de cinéma prélevées sur des bandes VHS, les films fonctionnent à la manière d’un cadavre exquis, où le flux d’images ne produit aucune signification intelligible. On peut éprouver le sentiment d’une narration possible, sans que celle-ci ne s’impose jamais de façon plausible. Le “temps mort” est celui de ce mouvement apparemment déterminé, mais qui tourne à vide.

Les figures, les véhicules, isolés de leur contexte original, se meuvent dans une surface mobile agitée de traces diverses qui semble leur opposer une résistance, comme si l’atmosphère se trouvait saisie d’une densité palpable. Aucun élément de décor n’est conservé, seuls les éléments animés sont ici retenus ; ceux qui se déplacent, hommes, autos, et l’espace même qui évoque le défilement d’une pellicule maculée. Mais les personnages ne sont nulle part, ils appartiennent à ce jaune opaque, et bougent avec lui.

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